vendredi 13 décembre 2013

Douce naïveté.. !

Je les envie. Ils sont simples. Dans une petite bulle de bonheur insouciant. Souriants à Hier. Rêvant à Demain. Ils se font de plus en plus rare en notre Monde. Eux, dont l'expression des lèvres, dénuée de sens aujourd'hui, reste encore un temps soit peu franc et pur. Juste un peu.Des imbéciles heureux. Des naïfs invétérés. Des simplets innocents. Candides. Crédules. Parfois puérils. Souvent ingénus.

Pis y a Autrui. Avec un A majuscule, tant ils ne pourraient former qu'un seul et même corps. Tant ils paraissent semblables et similaires à la fois.
Ils m'amusent bien quand même.. !

Des dissimulateurs de vérité. Spécialistes au jeu de Cache-Cache. Professionnels au camouflage. Très ingénieux quand il s'agit de se masquer. Alors là, ce sont les meilleurs. Leur amusement favori. C'est une perpétuelle compétition entre eux..
"A qui se masquera le plus? Qui fera semblant d'être le plus heureux? Qui affichera le plus faux-sourire au Monde pour berner les gens, et ainsi s'auto-convaincre d'un possible bien-être?"
Ils me distraient, m'divertissent. C'toujours ça. Et c'tellement simplissime de les démasquer..


Vive les faux-sourires ! C'est toujours bien d'se mentir à soi-même. C'bien connu. Pari risqué. Pernicieux pactes auxquels vous vous engagés. Passablement nuisibles. Redoutable cercle vicieux dont les neuf-dixièmes n'en résulteront pas vivants.. !



E.J.S { Mad Hatter }.

mardi 5 novembre 2013

#Numéro trois.

« J'aime l'automne. Paradoxalement, il me fait toujours le même effet chaque an qui s'écoule.. »

Il y a désormais deux catégories de personnes qui m'entourent..

 Ceux qui commencent doucement à se lasser de moi, puis les autres qui ont trouvé un but à accomplir, un sens à leur vie présente.

Je ne blâmerais ni les uns, ni les autres. Les premiers n'ont pas torts, ils ont raison, vraiment. Je ne leur en veux pas, je suis seul fautif.. Ils commencent lentement à en avoir marre. Je ne peux les blâmer tant je réalise ce qui peut me mettre en tort. J'ai bien du mal à regarder la vérité de la vie sur certains points, sur la plupart en faite. J'essaye, au fil du temps, de m'améliorer tant bien que mal, mais je préfère la rejeter.. cette foutue réalité. Si avoir peur est être faible, je le resterais pour le restant de mes jours. D'autres vont bientôt réaliser, dans un futur proche, qui je suis réellement, du moins la partie que je laisse entrevoir à ce triste monde. En bref, ils ont vus, voient, ou verront. C'est une certitude, une suite de sens..

Les seconds sont chanceux. Ils l'ont trouvé. Ce but, cet objectif.. celui que je n'ai pas encore découvert à ce jour perdu. Ils l'ont trouvé et j'en suis heureux pour eux. Ils ont réussi là où j'ai échoué. Le trouverais-je, moi aussi.. ? C'est une incertitude. L'écho de ma question demeure encore une résonance continue.. Plus de mille fois que je l'hurle au monde, sans succès.

« L'abandon d'elle et lui ne serait surement pas un regret pour eux, s'ils pouvaient encore ouvrir les yeux et me voir.. »

Alors avec lenteur mais sûreté, ils courent, loin, très loin. Restant paralysé, je ne peux que les regarder. C'est ça. Les observer de loin, tantôt avec le sourire, désireux de leurs bonheurs; tantôt les larmes coulants, avec une amertume tristesse qui ne part jamais vraiment.


Comment l'exprimer clairement aux étoiles.. «La solitude détruit.» Que répliquer de plus..

E.J.S { Mad Hatter }.

















# Numéro deux.

As-tu remarqué ..?

Il en est totalement incapable. D'une faiblesse déconcertante, il ne peux te tenir tête. J'espère que cela te satisfait.. Il n'y a pas de quoi le regarder de haut, avec cet air faussement compatissant, qui ne l'accable que plus, tu me fais de la peine, sincèrement. Tu le fais souffrir, lui aussi. Bien plus que tu ne l'imagines. Réagis un peu ! À trop courir après cet espèce de bonheur voué à l'échec, tu réaliseras tout ce que tu auras naïvement perdu. Je t'en supplie.. je suis persuadé que tu connais aussi bien que moi cette sensation. Ne commets pas ces mêmes erreurs.. Vous en souffrirez tous deux.

Soit. Je me perds. Tu peux aisément y survivre, néanmoins, lui en est totalement incapable. Je te savais aveugle mais imaginais un minimum de compassion envers autrui de ta part. Tu est en train de faire subir ce qui t'as toi-même accablé de douleur. Tu n'en as donc retenu aucune morale..

Triste monde. Ton orgueil te perdra. C'est une certitude absolue.




E.J.S { Mad Hatter }.

Dernière danse.. !

Je la voulais ma dernière danse. Je la voulais. (Kyo)


Alors, entre haine profonde, non-réalisation du fait, anéantissement total, non-croyance de la chose et infinie tristesse, je reste pétrifié, comme paralysé. Incessant combat dans le faible esprit de ma personne, je demeure las, de tout sentiment, de toute émotion. Je suis là, assis, les yeux grands ouverts, le regard perdu, perdu de sa logique, de ses remparts, de son monde car s'écoulant.


Gamin insolent, égoïste, infantile et .. que je suis, je veux que tout se passe selon mon bon vouloir, sans aucun changement compromettant mes décisions; dans le cas où cela ne s'accomplit pas, j'hurle, pleure, cris, supplie, fais un caprice, négocie, marchande, supplie encore, pleure toujours; puis hais, déteste, maudit, m'auto-convaincs d'un contraire bien plus confortable et refuse clair et net la putain de réalité qui s'oppose devant moi. Bah oui. C'est ça la vision d'un enfant. 

Acceptez-la, sales traîtres vous êtes.. ignobles, insensibles, inconscients, incompréhensifs, minables. Vous êtes détestables, et vous m'faites honte. Le pire est peut-être le fait que vous ne vous en rendiez pas compte. C'est triste.. vraiment. 

On ne détruit pas un enfant, qui plus est, de cette façon. Honte à vous. J'prends beaucoup de choses sur moi. Mais là, vous me brisez. Et les fissures deviennent profondes. Le jour où cela viendra à craquer, vous en serez les seuls responsables. 

À quel point j'ai mal.. ? Non, ça bien vous vous en foutez.. !




E.J.S { Mad Hatter }.

lundi 17 juin 2013

# Numéro un.

Paysage grisâtre & pluie battante. Nuages si contenants que le contenu s'en déverse à n'en plus contenir. Faux espoir. Cela ne cessera. Il ne faut pas. Un point de vue où l'horizon ne vous semble qu'insignifiant à l'égard de la faible perception sensorielle humaine; où dès lors que l'univers se trouble, le reflet des étendues nous apparaît comme un monde parallèle, une seconde sphère, une multitude d'assemblages de microparticules capables de se déconcerter pour cause du moindre grain de sable venant troubler la surface de deux mondes, la séparation de deux ères aux idéaux assez peu analogues. 

Au diable maussades & hargneux, insipides et grincheux, les belles larmes de notre si lunatique Ciel n'ont jamais achevé quelconque malheureux pâtissant,. Cette chaleur tenace surgira bien assez vite dans notre quotidien miséreux, alors soit, il est tout à fait plausible de supporter une insignifiante (& franchement si faible..) déferlante d'eau fraîche, n'est-il pas..?


E.J.S { Mad Hatter }.

dimanche 16 juin 2013

Conscience inconsciente ...?!

« Inconscient. Naïf. Médiocre. Faible.
Ce n’est pas une prédiction, mais un fait.
Je te haïrais jusqu’à l’achèvement de mon dernier soupir.
Je veux que tu disparaisses de mon existence, que tu partes sans te retourner et que tu ne reviennes jamais. Ta seule présence me répugne.. »



Il est faible. Trop faible. Il est naïf. Mais le comble, c’est qu’il a peur. Incapable d’agir selon ses propres moyens existentiels. Il l’a même laissé filer sous ses yeux. Il aurait pu la (cette personne) retenir, libérer de son âme ce qui le tourmente depuis des jours, des mois.. Peine perdue. Il l’a regardé, visage pâle, lèvres tremblantes, cœur battant, gorge sèche, s’est étonné lui-même des mots quelconques qu’elle pu avoir prononcés à son égard, uniques depuis plus d’une année et ainsi, l’a laissée repartir tranquillement en cette matinée affligeante. 




Quelle ironie.. La cherchant du regard tout le jour, lors chacun de ses instants d’absence, de solitude, parmi cette foule d’esprits misérablement insignifiants ; la poursuivant toute la nuit, lors de chacun de ses songes cauchemardesques, terrifiants. Sans succès. Il aura beau la pourchasser, à en perdre haleine et espoir, ses forces ne lui suffiront que trop peu en ce monde repoussant. Dans les rares moments où le Ciel a bien voulu, pris de pitié, lui accorder quelconque maigre éventualité, il ne peut que se cacher afin qu’elle ne puisse l’apercevoir. Il la regarde au loin, tristement, entourée d’autrui, elle est heureuse, elle ne s’en rend pas compte et ça ne l’attriste que plus. Elle peut compter sur eux, il le sait, c’est certain. Il n’a plus qu’à la laisser dans ses rares bonheurs insouciants, pour ne pas la troubler, et repart tel qu’il fut venu. Faible. Tourmenté. Honteux. Mais. Avec un semblant de sourire dans l’âme. 




« Qu’importe. Je le ferais payer. Je ne veux plus de lui. Je le maudirais, encore, toujours plus. D’une faiblesse à en perdre les mots. Il ne se rend pas compte. Il tombera de haut. La prise de conscience n’en sera que plus intéressante..»






E.J.S { Mad Hatter }.
























vendredi 22 février 2013

Idéaliste anéantit ...!

Je me contentais d’observer, de regarder, lasse de toute émotion apparente, le triste spectacle s’offrant à moi. Ma déception fut telle que seule la pesanteur retenait mes pieds à terre. 

 La nuit passée, je m’étais endormie avec difficulté. Mon imperceptible impatience se justifiait souvent par un manque de sommeil. Mon esprit semblait vagabonder de toute part, à la recherche de questions sans réponses. Je me ressassais tout souvenirs ou évocations semblables à la beauté. Les faibles souvenirs de ma petite enfance me ramenaient inconcevablement vers cette journée féerique où l’on m’avait emmenée dans ce curieux endroit dont aucun mot ne parvenait à décrire sa véritable nature. Ce jour nouveau était désormais arrivé. Mon petit paradis terrestre allait finalement se matérialiser sous mes yeux pétillants, dans mon cœur, au creux de mon esprit tout entier. Les paupières lourdes et le souffle régulier, mes songes eux-mêmes ne se projetaient qu’au lendemain, preuve que mon subconscient demeurait rempli de magie. Ce rêve revenait sans cesse ces dernières nuits, sans pour autant que je puisse, un temps soit peu m’en lasser, ne serait-ce qu’une fraction de seconde…


J’étais seule au milieu de hautes herbes. Je m’engageais sur un petit chemin me semblant dégagé. Ce dernier menait à une prairie verdoyante de toute beauté, non loin d’une cascade infiniment plus belle que dans mes souvenirs. Le temps semblait s’être stoppé durant plusieurs secondes, quoique toute notion de temps ayant disparu de mon esprit, il aurait pu tout aussi bien s’écouler une heure entière que ça n’aurait point troubler ce sentiment de paix m’habitant.
Le ciel exprimait une pâle teinte grisâtre. Quelques doux rayons lumineux venaient percer ce ciel miraculé. Une légère brise de vent demeurait alors que les feuilles des arbres s’hérissaient légèrement et…

Mes yeux s’ouvrirent si soudainement sous la sonnerie du réveil qu’il me fallut plusieurs minutes pour réaliser le fait que je me trouvais encore entre mes draps. Tout cela deviendrait une  réalité.
Je descendis de l’autobus qui m’arrêtait devant un vieil arrêt abandonné. Une imperceptible sourire aux lèvres, je courus autant que mon corps me le permit à travers les feuillages. Mon cœur cognait à travers ma poitrine. Je respirais difficilement. Tandis que je m’engageais à travers les arbustes, une allée se dégagea. Je traversai à perdre haleine et aperçut le petit talus de mes souvenirs menant vers mon petit paradis terrestre quand soudain je sentis mon cœur rater un battement…
Mes yeux s’écarquillèrent sous ce spectacle désolant. Mes épaules s’affaissèrent lourdement, semblant porter la totalité du malheur humain. Mon idéaliste eden ne comprenait pas la moindre ressemblance avec celui de mon enfance. Une petite partie de mon âme se brisa et le tableau m’apparut de plein fouet.

La verdure semblait stérile et abandonnée depuis plusieurs années. Désormais, la cascade bleutée de mon rêve était recouverte de déchets, d’ordures, d’immondices les plus horribles que j’eusse vue. Dépourvue de toute humanité, la terre avait perdu son éclat étincelant. Le ciel, couvert de nuages, semblait prévoir une pluie incessante à la vue de ses nuances. Je ne parvins pas à décrire les sentiments m’habitant, tant je me sentais désorientée. Entre déception et écoeurement, dégoût et tristesse, frustration, accompagnée d’un sentiment de vide qui ne me quittait plus. Aussi, je ne fus nullement tentée de faire un pas de plus. Avec la forcé des années, la contamination et les détritus semblaient avoir succédés à toute beauté de ce lieu. Telle était la preuve même que la moindre parcelle pureté est anéantit en cette société abjecte.





E.J.S { Mad Hatter }.