vendredi 13 juin 2014

Rosa, rosae..

Versatile et inégale, fantasque rose, 
Vos épines acérées me sont douloureuses, 
Bien autant que vos formes foliacées, tendres.

Et par delà les dires de ma faible prose, 
Je songerais à refleter votre beauté sinueuse, 
Minimisant les ruses de vos très chers méandres. 

La douceur de vos pétales, sur lesquels se dépose
La frèle rosée matinale, ne paraît qu'insoucieuse;
Cycle éternel fataliste, excluant à pourfendre. 

Vos racines masquées, sombrées d'ecchymoses 
Dérobées à la vue des brouissailles herbeuses
Prouvent vos assemblances, un feu caché sous cendre.

En ce qui concerne vos prétendus névroses, 
Ce n'est que la lune apparut que vous tombez réveuse
A l'inverse de vos égaux, se fermant sans comprendre.

Ma féérie vous possède comme son overdose.
L'essence de votre arôme, tellement ténébreuse
M'attire attractivement, ne cessant de m'éprendre.   

C'est pour votre noblesse, cher joyau, que je compose,
Car parvenir à charmer des foules des plus rugueuses
Est bien de votre essor, mérite de se répandre. 

(en suspend.)

E.J.S { Mad Hatter }.



dimanche 8 juin 2014

#12 Sans intérêt.

« Je vous offre la vérité affublée du masque plaisant de l'illusion. »


Lever de rideau. 
Double jeu au commencement de son art suprême. 
Vous regardez ma comédie. 
En son nom, il y a du tragique, du comique, du pathétique. 
Analyse de gestuelle, observation du jeu, écoute des dires. 

Si je viens à bafouiller, c'est que mon jeu en est troublé, 
que vous êtes parvenu à me désarçonner. 
Acteurs ou spectateurs. 
Agir ou subir. Décidez-vous. 

De toute façon, je ne suis qu'un personnage. 
Incarnation et paroles destituées de réels sentiments. 
Mon rôle, c'est de vous aimer. 
Si je n'y arrive pas, c'est le scénario. 
Si je feins d'y parvenir, ce n'est pas réel. 
Je ne suis rien sans vous. 

Mais ici, le maître, c'est moi.

E.J.S { Mad Hatter }.

#11 Sans intérêt.

Pile, ou face ?
 Roulette russe ? 
Poker ? Blackjack ?
De quoi t'as peur ? 
De perdre ? 
Mais quoi ? 
On ne possède rien. 
On est vide et perdu. 
À quoi bon ?

Jouons, misons. 
Tout n'est que superflu. 
Puis Rien se laisse désirer. 
Alors, n'y songe plus. 
Ils ne valent guère.

Lance ta pièce. 
Pose ta carte. 
Tends l'jeton. 
Vas-y.

 Mise ton être, ta vie, tes sentiments. 
Ils ne sont que pauvres substituts. 
Ils t'font que souffrir, d'amour, de haine. 
Pourquoi t'hésites ? 
Regarde, mise tes souvenirs aussi. 
Tu t'sentiras plus léger.


Envoles-toi. Dépasse-les. 
T'auras plus mal, j'te le promets. 
J'ferais disparaître tes hantises dépendantes. 
Vas-y. Vole. Plus haut. 
J't'emmenerais au ciel. 
C'est si beau là-bas, crois moi. 
Ne tremble plus. 

Je suis là.

E.J.S { Mad Hatter }.

jeudi 8 mai 2014

Contradictory love.

Ma douce idylle inaccessible, je vous aime avec la même intensité et la même passion que vous m'êtes détestable.

C'est vertigineux et éblouissant. Vous donnez le tournis, tant par l'inconsciente tendresse de vos mots que par votre désir subjectif de prendre les gens de haut, voulu ou non. Mais vous vous affirmez tellement insensible derrière vos remparts que les rêves qui me bercent se brisent en mille éclats, à mesure les heures s'écoulent.

Vous êtes d'une beauté qui m'a embaumé dès vos premiers dires hésitants. Je sais que ce n'est pas vous qui flencherez en premier, ce qui conforte le fait que vous demeurerez éternellement plus pour moi que je ne le serais jamais à votre égard. Je suis consciente de cette faiblesse des plus rabaissante, mais je n'en ai que faire.. 

       .. car au moins, pour vous dévoiler l'amour que je vous porte, je me dévoilerais à nu. Je n'aurais pas de regrets. Au moment.. où vous prendrez pitié.



E.J.S {Mad Hatter}.

dimanche 27 avril 2014

Love Drug.

Chère euphorie amoureuse,

Tourne dans ma tête. Donne moi le vertige. J'veux ton euphorie. Y a que toi qui peut m'procurer telles sensations. C'est une pure folie.
 Une extasie semblable à celle procurée par le sexe et la drogue. Les inutilités qui s'en procurent à forte dose, adorant le clamer haut et fort auprès d'Autrui, se confortent dans leur rôle d'inutilité, de la médiocrité à l'état brut.

Si seulement tu n'étais pas éphémère, le Monde n'en serait pas autrement. Tu n'es que temporaire, et c'est bien ton seul défaut. Hélas, le plus important. Tss, tu n'veux pas changer un peu ? Fais de notre faiblesse une puissance infinie. Ça nous rendrait tellement moins misérables.. franchement regarde nous.. tu nous as vu ?

On est rien sans toi, que dalle. J'ai beau m'égarer, mes propos demeurent lucides. Y a que toi qui nous permet de nous évader, on veut juste oublier nous. Quand t'es présente, on a le sentiment de vaincre le Monde. C'est ça l'esprit humain my dear.
Alors aie pitié putain. On finira par tous crever t'façon. Autant que ça s'fasse par extasie.


         Allez.. À la revoyure.

E.J.S { Mad Hatter }.

#10 Sans intérêt.

Vas-y, cries. 
Déploie tout, friend. 
Inspire, sens la puissance s'influer en toi, 
sens la s'écouler dans tes veines, 
écoute les battements de ton cœur 
et réalise cette force existanciellement humaine. 

Ça vient doucement. 
Puis relâche tout. 
C'est bon. 
Tu peux planer, 
un sourire indescriptible aux lèvres, 
le regard dans le vide. 

Librement. 
Exprime ta foutue jouissance comme si c'était du sexe. 
Exprime ta putain de béatitude comme si c'était de la drogue. 
Flotte sur ton nuage, observe les oiseaux. 
Tu peux même cracher sur les inutilités d'en bas. 
Le Monde t'appartient. 
Aucune frontière. 
Dépasse les toutes. 

T'es enfin toi.

E.J.S { Mad Hatter }.

vendredi 4 avril 2014

#9 Sans intérêt.

Tu m'fais planer. 
J'en rêve. 
J'en crève. 
Mon désiré. 
Qui de toute ère. 
Demeure amer. 
Et convoité.

À l'heure des rêves. 
Il est aimé. 
Puis insensé. 
Levée fut trêve. 
De bas en haut. 
Puis de travers. 
Prône toi bien fier. 
Contrôle les mots.


Ami de l'air. 
Tu es fardeau. 
Pour l'avant-faux. 
De la grande guerre. 
Par millénaires. 
De cet assaut. 
Mal confronté. 
Peu acculé. 
Sors tes arceaux. 
Combattons, frère.

E.J.S { Mad Hatter }.