jeudi 29 octobre 2015

#23 Sans intérêt.

Je suis ange de neige
Au pays des cieux.
Au pays du feu,
Je suis sacrilège.

Ma vie est un jeu
D'or et de manèges.
De feuilles et de lièges,
Je tisse mes aveux.

Mes mots sont un piège..
.. Qui rend dangereux,
Ceux qui me protègent ;
.. Qui rend amoureux,
Ceux dont le cœur s'allège,
Mes vers sous les yeux.

E.J.S { Mad Hatter }.



L'âme dans la Lune.

Je suis maître des illusions,
Et j'brille parmi les étoiles.
Je suis prince de la dérision,
Et mes mots ne sont que voiles.

Je ne ferais pas dans l'inaction,
On dirait pas, mais je tisse ma toile.
L'âme dans la lune, j'ai mon crayon,
Je gratte d'un vrai rythme infernal.

Ces mots témoignent mon ascension.
J'en fais mon rêve, mon idéal.
Je prouverais au monde ma vocation,
Allure glorieuse et théâtrale,
J'tente de me convaincre de mille façons,
Que je vaux quelque chose de pas si mal.

J'veux pas finir par toucher le fond.
Ça deviendrait paradoxal..
.. De finir plein de déraisons,
Alors que je vise un point astral,
Un but sans fin, un rêve sans nom.

E.J.S { Mad Hatter }.

Je perds mes vers, alors j'persévère.

Je vis d'air et de mots mais mes maux font que j'erre.
Mais je perds ces vers en traversant les eaux.
Et les mers me crient que je n'ai que défauts..

Donc je peins cet écho qui me dit "Persévère !".
Dans un cri de misère, je ne serais plus fardeau.

Je me lève et m'élève, je crée et crie ma trêve. 
Et de craies, j'écrirais tous ces rêves ancrés.. 
.. à qui l'on criait "Crève !".

E.J.S { Mad Hatter }.

dimanche 4 octobre 2015

Enchanteur chantant.

Nous étions sans saveur, sans éclats, et en quête
D'un bonheur incertain, d'un avenir a combler.
Arriva le plus fier, faisant tourner les têtes,
Il brisa l'amertume de nos vies effilées.

Un corbeau malveillant, mais aux yeux de pureté,
Qui dominait les anges, qui surpassait les êtres,
Nous fit savoir la grandeur de sa mine désœuvrée,
En décelant chez nous, un talent a soumettre.

Et au son de sa voix, cristalline et chantée,
Il résonna si fort, dans nos âmes sans paraître,
Que le charme immédiat, dans nos cœurs fut jeté,
Nous laissant ébahit, sans paroles à émettre.

Notre enchanteur ailé finit las et lassé,
Repartit comme un homme, au demeurant le maître
Mais nous, ses marionnettes, jouets et envoutés
De sa voix allégresse, nous sortions du mal-être.

E.J.S {Mad Hatter}. 

mardi 25 août 2015

La berceuse de la Lune.

Je veux te faire taire de mes lèvres et étouffer tes murmures dans les tréfonds d'une nuit sans Lune; pour sentir ton souffle faiblir, les yeux mi-clos, d'un sommeil artificiel. Viens je te veux te faire voir ma vision de la nuit : délicieusement silencieuse. Je ne veux pas de cris dissonants sous un fond d'électro peu travaillé dans les flots de l'alcool. Cette fois je ne veux pas d'illusion, mais un semblant de véritable. Regarde ce que je vois. Je veux que tu  atteignes les profondes de mon regard pour en déceler tout l'éclat. Je veux combler les étoiles. Présomptueux non ?

Nous n'avons pas besoin du jour. Tu es la Lune, et je serais la Nuit. Vois nos deux présences en cette rue si affriolante du peuple, le soleil haut dans le ciel. Ce soir, elle nous appartient. Plonge toi dans les ténèbres du crépuscule, laisse toi aller. C'est une beauté infime et brute. Tu en seras l'éclat, le joyau qui donne un sens à cette absence de clarté. Je veux te dévorer, toi tendre splendeur qui me nargue de là haut. Je veux que tu justifies mon existence. Je serais les sombres songes qui te courtisent, Lune inaccessible et audacieuse. Je veux être tes seuls tourments. Ne souffre que par ma présence. Je veux te glisser entre mes étreintes de glace, et tu  succomberas sous mes baisers de givre. Je veux déposséder  toute la chaleur de ton corps délicat. Embrasse mes lèvres gelées. Brûle-les. Je ne suis que froideur.

- Rend moi vivant, bordel !

Je veux que le froid te transperce, que mes griffes te traversent. Laisse-moi me délecter du somptueux liquide qui cours en toi, plus rouge que le velours. Fais-le couler à flots sur mes membres gelés. Observe ce contraste magnifique. C'est le noble couple de nos fragments de vie. Ressens le souffle tremblant que je t'insuffle au creux de ton cou. Et craque lentement, de la nuit qui t'emporte, de ce froid frissonnant qui te dévore. Je suis partout en toi.

La nuit te vole le coeur et le froid te brisera le corps. Je t'ai enfin possédé. Une éternité que tu me nargues. J'ai le terrible espoir qu'en cette nuit sans lune, tu n'ais eut seule pensée que ma personne; que parmi nos étreintes, et nos baisers à l'aveugle, tes lèvres, elles, aient esquissées l'espace d'une seconde, un semblant de sourire. Mon être est de glace. Mon coeur est de glace. En acceptant de t'aimer, j'accepte de mourir. Mais grâce à ce sourire, mon dernier souffle peut venir s'éteindre dans les ténèbres du monde. Désormais, c'est toi qui les contrôles. Entre tes bras et d'une douleur exquise, mon coeur se brise en mille éclats. 

E.J.S { Mad Hatter }.

samedi 1 août 2015

#22 Sans intérêt.

Merci, chers amis éphémères. 
Instants qui se gravent, je l'espère.
Sur fond de rire, d'eau et de bruyère.

Dans un ciel brumeux, ma voix se perd.
Et les étoiles disparaissent de l'air. 
Beauté de l'eau, et son contraire. 
Ciel reflétant un bleu si clair. 

Comment faire ? 
En votre abscence,
Pour me complaire
Dans cette aisance
Pour me distraire.. 
En quête de sens.

E.J.S { Mad Hatter }.

vendredi 24 juillet 2015

#21 Sans intérêt.

J'ai envie d'une foutue explosion
Qui révèle mes pulsions de sang 
Dans un éclat de pneus qui crissent.

Une image pleine de fumée blanche,
Le son strident des sirènes qui détruit les timpans
Et cette odeur nauséabonde d'essence flambée. 

J'ai envie d'une foutue explosion 
Pour fait renaître la sphère diabolique 
Que les sciences accuseront d'évolution,
Que les lettres jugeront de fatalité
Pis l'histoire tranchera ça d'une étape humaine de plus.

J'ai envie d'une foutue explosion 
Pour faire taire mes instincts et mes sens,
Pour faire valser la barrière du danger
Pis pour crever le sourire aux lèvres. 

E.J.S { Mad Hatter }.