mardi 11 octobre 2016

Narcisse.

Je suis infime sous les géants.
Je suis intime chez les errants.
Inconnu et anonyme, c'est la firme
Qui m'avale. Et jamais les plus grands
Ne jugeront que c'est un crime.

Je suis Narcisse le vaniteux !
Des vers de maux, que seul je vois,
Des verres de mots, que seul je bois,
Pardonnez-moi, ce n'est qu'un jeu,
Il y a longtemps, que je m'y noie..

Je clame encore ma fantaisie !
C'est pathétique, détournez-vous.
C'est plus que triste, je suis le fou..
.. du roi crée dans mon esprit.

Tout est trop vaste et je m'y perds..
Non dans les verres, mais les déboires.
Tout est pressant plus qu'oppressant !
Et l'impuissance d'mes sentiments
Se fond toujours dans la misère
De cette personne sur le trottoir.

E.J.S { Mad Hatter }.

vendredi 6 mai 2016

Un somme, nuit.

J'lui voue presqu'toutes mes nuits
D'mes maux à mes cris
Esprit ou charnel j'la préfère
Tentatrice qui fait naître mes vers
J'te trompe avec l'insomnie

E.J.S { Mad Hatter }.


#25 Sans intérêt.

J'en viens à haïr ces murs de bitume
Où le moindre murmure n'est qu'écho d'amertume
Et je songe à m'enfuir au plus loin du silence
Et des rires
Illusion d'une démence sans dérive
Sans avenir dira-t-on
Misérable addiction qui m'délivre
Suis-je un enfant d'une passion avorté de désirs 
Si chaque pas est supplice
Et chaque mot arraché, 
Je puis clamer le vice comme un fervent allié 
A cette vie délaissée

E.J.S { Mad Hatter }.

#24 Sans intérêt.

Désir accru mais étouffé, 
Comme je t'exècre de toutes mes forces.
 Et te tuer je m'y efforce, 
Par la venue de tes baisers.

Il fut un temps où à ma porte, 
Tu dérivais de légèreté. 
N'es-tu que sang des années mortes ? 
Car ton fantôme ne cesse d'errer.

Quelle dissonance dans tes paroles, 
Ils troublent mon être injustement. 
Absous de sens et de symboles, 
Je souris de ton achèvement.

E.J.S { Mad Hatter }.

mercredi 20 janvier 2016

Affranchissement du cœur.

Fais taire ces bruits de bombes qui semblent craqueler mon cœur, à chaque frémissement du monde. Ils crachent leur haine des humains, en réalité, ils se détestent eux-mêmes. Je ne veux pas devenir à leur image, sors moi de là avant que je perde mon amour des êtres. 

Je tape les vitres de ma cabane de verre, mais mes cris résonnent en toi comme le souffle du vent. Je contemple leurs débris d'existence en recherchant la clé de l'éden qu'on me promet depuis dix-sept ans. Je prends ma planche à roulettes pour aller m'enfuir vers une route aux milles couleurs où mes larmes de haine feront fleurir la rose rouge du petit prince rieur. 

À mes pieds s'étalent les braises de leurs rêves, digne héritage dont je ne garderais qu'une pincée, pour me souvenir de toujours croire en ceux qui, de ma voix atténuée, s'écorchèrent. Je t'écris dans la buée de l'hiver, que le temps est devenu un labyrinthe d'épines qui me blesse. 

Puisse l'écho de mes maux te parvenir sans cesse.

E.J.S { Mad Hatter }.

jeudi 3 décembre 2015

Je suis Lysandre.

Je tisserais un fil d'argent pour venir rejoindre le monde merveilleux où ta tendre présence devient astre du jour. Et je me lierais aux êtres ailés de ta contrée pour leur conter mes désirs de liberté, et envier intensément leurs grandes parures blanches qui les font s'élever si loin de cette terre qui me maintient si bas.

J'irais exprimer mon adoration pour les mille nuages qui errent doucement dans le grand ciel coloré que tu as crée. Je dois courir leur dire qu'ils sont si beaux, et si magnifiques, qu'ils m'aident toujours, quand tu déclenche des tempêtes et des catastrophes dans mon coeur.
Je courrais à en perdre le souffle vers ces plaines verdoyantes où l'air et l'eau sont plus purs que les larmes des anges. Je tourbillonnerais avec le vent parmi les feuilles d'automne et les fleurs printanières que la nature nous délivre sur un plateau d'or. Je laisserais couler les gouttes de pluie sur ma peau, sans me lasser de leur douceur amère, qui traversent mes membres de frissons irréversibles.

Je soufflerais sur les brumes impétueuses qui viennent attirer le brouillard dans tes forêts pleines de créatures espiègles et magiques. Et comme tu ne m'offres pas loisir de dévoiler mes rêves volages dans ton antre majestueuse, je continuerais de tout créer et recréer dans mes esprits brouillés et imaginaires.

Je façonnerais le plus beau des mondes pour toi, être musical dont les mots rendent ma personne plus fragile que le verre. Et si je le dois, je prie de mourir en un souffle glacé pour me transformer en une étoile qui ne brillera que dans la nuit la plus profonde, lorsque tes lumières artificielles me recouvreront, à l'égal de l'infime parcelle de ton monde que je représente.

Je ferais ressortir ce qu'il y a de plus magique en toi, ton âme est infiniment belle.

Je suis Lysandre.

E.J.S { Mad Hatter }.

jeudi 26 novembre 2015

Ami, entends-tu.. ?

Les sirènes ont chanté toute la nuit. 
Et mes mains sont couvertes de rouge.
Quand je me suis réveillé, le monde était blanc. 

Je n'ai pas compris ce qu'il se passait. 
Mais un grand homme en noir est venu près de moi. 
Il m'a beaucoup parlé mais mon cœur était sourd. 

Je n'ai pas compris quand il a dit "orphelin". 
Je n'ai pas compris pourquoi les gens pleuraient. 
Je n'ai pas compris pourquoi on a posé un drap sur mon frère.

Aujourd'hui, j'ai six ans. 
On m'avait promis de la musique et je la cherche encore.

C'est le bruit des coups et des cris qui résonnent.
Comme les larmes des anges, le sang coule à flots..
Ami, entends-tu.. la terreur dans leurs mots ?
Arrêtez la Folie, nous ne sommes que des Hommes.

E.J.S { Mad Hatter }.