mardi 5 novembre 2013

Dernière danse.. !

Je la voulais ma dernière danse. Je la voulais. (Kyo)


Alors, entre haine profonde, non-réalisation du fait, anéantissement total, non-croyance de la chose et infinie tristesse, je reste pétrifié, comme paralysé. Incessant combat dans le faible esprit de ma personne, je demeure las, de tout sentiment, de toute émotion. Je suis là, assis, les yeux grands ouverts, le regard perdu, perdu de sa logique, de ses remparts, de son monde car s'écoulant.


Gamin insolent, égoïste, infantile et .. que je suis, je veux que tout se passe selon mon bon vouloir, sans aucun changement compromettant mes décisions; dans le cas où cela ne s'accomplit pas, j'hurle, pleure, cris, supplie, fais un caprice, négocie, marchande, supplie encore, pleure toujours; puis hais, déteste, maudit, m'auto-convaincs d'un contraire bien plus confortable et refuse clair et net la putain de réalité qui s'oppose devant moi. Bah oui. C'est ça la vision d'un enfant. 

Acceptez-la, sales traîtres vous êtes.. ignobles, insensibles, inconscients, incompréhensifs, minables. Vous êtes détestables, et vous m'faites honte. Le pire est peut-être le fait que vous ne vous en rendiez pas compte. C'est triste.. vraiment. 

On ne détruit pas un enfant, qui plus est, de cette façon. Honte à vous. J'prends beaucoup de choses sur moi. Mais là, vous me brisez. Et les fissures deviennent profondes. Le jour où cela viendra à craquer, vous en serez les seuls responsables. 

À quel point j'ai mal.. ? Non, ça bien vous vous en foutez.. !




E.J.S { Mad Hatter }.

lundi 17 juin 2013

# Numéro un.

Paysage grisâtre & pluie battante. Nuages si contenants que le contenu s'en déverse à n'en plus contenir. Faux espoir. Cela ne cessera. Il ne faut pas. Un point de vue où l'horizon ne vous semble qu'insignifiant à l'égard de la faible perception sensorielle humaine; où dès lors que l'univers se trouble, le reflet des étendues nous apparaît comme un monde parallèle, une seconde sphère, une multitude d'assemblages de microparticules capables de se déconcerter pour cause du moindre grain de sable venant troubler la surface de deux mondes, la séparation de deux ères aux idéaux assez peu analogues. 

Au diable maussades & hargneux, insipides et grincheux, les belles larmes de notre si lunatique Ciel n'ont jamais achevé quelconque malheureux pâtissant,. Cette chaleur tenace surgira bien assez vite dans notre quotidien miséreux, alors soit, il est tout à fait plausible de supporter une insignifiante (& franchement si faible..) déferlante d'eau fraîche, n'est-il pas..?


E.J.S { Mad Hatter }.

dimanche 16 juin 2013

Conscience inconsciente ...?!

« Inconscient. Naïf. Médiocre. Faible.
Ce n’est pas une prédiction, mais un fait.
Je te haïrais jusqu’à l’achèvement de mon dernier soupir.
Je veux que tu disparaisses de mon existence, que tu partes sans te retourner et que tu ne reviennes jamais. Ta seule présence me répugne.. »



Il est faible. Trop faible. Il est naïf. Mais le comble, c’est qu’il a peur. Incapable d’agir selon ses propres moyens existentiels. Il l’a même laissé filer sous ses yeux. Il aurait pu la (cette personne) retenir, libérer de son âme ce qui le tourmente depuis des jours, des mois.. Peine perdue. Il l’a regardé, visage pâle, lèvres tremblantes, cœur battant, gorge sèche, s’est étonné lui-même des mots quelconques qu’elle pu avoir prononcés à son égard, uniques depuis plus d’une année et ainsi, l’a laissée repartir tranquillement en cette matinée affligeante. 




Quelle ironie.. La cherchant du regard tout le jour, lors chacun de ses instants d’absence, de solitude, parmi cette foule d’esprits misérablement insignifiants ; la poursuivant toute la nuit, lors de chacun de ses songes cauchemardesques, terrifiants. Sans succès. Il aura beau la pourchasser, à en perdre haleine et espoir, ses forces ne lui suffiront que trop peu en ce monde repoussant. Dans les rares moments où le Ciel a bien voulu, pris de pitié, lui accorder quelconque maigre éventualité, il ne peut que se cacher afin qu’elle ne puisse l’apercevoir. Il la regarde au loin, tristement, entourée d’autrui, elle est heureuse, elle ne s’en rend pas compte et ça ne l’attriste que plus. Elle peut compter sur eux, il le sait, c’est certain. Il n’a plus qu’à la laisser dans ses rares bonheurs insouciants, pour ne pas la troubler, et repart tel qu’il fut venu. Faible. Tourmenté. Honteux. Mais. Avec un semblant de sourire dans l’âme. 




« Qu’importe. Je le ferais payer. Je ne veux plus de lui. Je le maudirais, encore, toujours plus. D’une faiblesse à en perdre les mots. Il ne se rend pas compte. Il tombera de haut. La prise de conscience n’en sera que plus intéressante..»






E.J.S { Mad Hatter }.
























vendredi 22 février 2013

Idéaliste anéantit ...!

Je me contentais d’observer, de regarder, lasse de toute émotion apparente, le triste spectacle s’offrant à moi. Ma déception fut telle que seule la pesanteur retenait mes pieds à terre. 

 La nuit passée, je m’étais endormie avec difficulté. Mon imperceptible impatience se justifiait souvent par un manque de sommeil. Mon esprit semblait vagabonder de toute part, à la recherche de questions sans réponses. Je me ressassais tout souvenirs ou évocations semblables à la beauté. Les faibles souvenirs de ma petite enfance me ramenaient inconcevablement vers cette journée féerique où l’on m’avait emmenée dans ce curieux endroit dont aucun mot ne parvenait à décrire sa véritable nature. Ce jour nouveau était désormais arrivé. Mon petit paradis terrestre allait finalement se matérialiser sous mes yeux pétillants, dans mon cœur, au creux de mon esprit tout entier. Les paupières lourdes et le souffle régulier, mes songes eux-mêmes ne se projetaient qu’au lendemain, preuve que mon subconscient demeurait rempli de magie. Ce rêve revenait sans cesse ces dernières nuits, sans pour autant que je puisse, un temps soit peu m’en lasser, ne serait-ce qu’une fraction de seconde…


J’étais seule au milieu de hautes herbes. Je m’engageais sur un petit chemin me semblant dégagé. Ce dernier menait à une prairie verdoyante de toute beauté, non loin d’une cascade infiniment plus belle que dans mes souvenirs. Le temps semblait s’être stoppé durant plusieurs secondes, quoique toute notion de temps ayant disparu de mon esprit, il aurait pu tout aussi bien s’écouler une heure entière que ça n’aurait point troubler ce sentiment de paix m’habitant.
Le ciel exprimait une pâle teinte grisâtre. Quelques doux rayons lumineux venaient percer ce ciel miraculé. Une légère brise de vent demeurait alors que les feuilles des arbres s’hérissaient légèrement et…

Mes yeux s’ouvrirent si soudainement sous la sonnerie du réveil qu’il me fallut plusieurs minutes pour réaliser le fait que je me trouvais encore entre mes draps. Tout cela deviendrait une  réalité.
Je descendis de l’autobus qui m’arrêtait devant un vieil arrêt abandonné. Une imperceptible sourire aux lèvres, je courus autant que mon corps me le permit à travers les feuillages. Mon cœur cognait à travers ma poitrine. Je respirais difficilement. Tandis que je m’engageais à travers les arbustes, une allée se dégagea. Je traversai à perdre haleine et aperçut le petit talus de mes souvenirs menant vers mon petit paradis terrestre quand soudain je sentis mon cœur rater un battement…
Mes yeux s’écarquillèrent sous ce spectacle désolant. Mes épaules s’affaissèrent lourdement, semblant porter la totalité du malheur humain. Mon idéaliste eden ne comprenait pas la moindre ressemblance avec celui de mon enfance. Une petite partie de mon âme se brisa et le tableau m’apparut de plein fouet.

La verdure semblait stérile et abandonnée depuis plusieurs années. Désormais, la cascade bleutée de mon rêve était recouverte de déchets, d’ordures, d’immondices les plus horribles que j’eusse vue. Dépourvue de toute humanité, la terre avait perdu son éclat étincelant. Le ciel, couvert de nuages, semblait prévoir une pluie incessante à la vue de ses nuances. Je ne parvins pas à décrire les sentiments m’habitant, tant je me sentais désorientée. Entre déception et écoeurement, dégoût et tristesse, frustration, accompagnée d’un sentiment de vide qui ne me quittait plus. Aussi, je ne fus nullement tentée de faire un pas de plus. Avec la forcé des années, la contamination et les détritus semblaient avoir succédés à toute beauté de ce lieu. Telle était la preuve même que la moindre parcelle pureté est anéantit en cette société abjecte.





E.J.S { Mad Hatter }.



















jeudi 3 janvier 2013

Lettre de guerre...!


Cher père, chère mère

Á l’instant où je vous écris, je me trouve dans une petite tranchée de seconde ligne. Mon bras droit me fait un peu souffrir mais je suis parvenu à chasser les idées noires qui me tourmentaient. Cette tranchée est étroite, boueuse et inconfortable, cependant je sens mon cœur battre dans ma poitrine, je sens mes poumons s’emplir d’air, je me sens en vie. Ces derniers jours, pas une fois la terreur ne m’a quittée. Lorsque je me trouvais en première ligne, j’ai découvert le véritable sens du mot « enfer ».

Les obus ont plu tel un orage d’acier. Le ciel avait perdu sa belle teinture bleutée sue j’aimais tant étant enfant. L’air devenait irrespirable à mesure que nos troupes avançaient. Le son du vent à travers les arbres et les petits oiseaux chantants laissait place à un horrible vacarme « d’insectes bourdonnants ». Tous mes sens disparaissaient les uns après les autres. Les cadavres… que dis-je, les membres humains, étaient éparpillés sur toute surface.

Père, mère, la guerre m’a achevée, aussi physiquement que psychologiquement. Elle m’a dépourvu de toute humanité et détruit le mince espoir que je gardais au fin fond de mon âme. Je ne sens plus le goût de la nourriture que l’on me sert. Seule une terrible sensation de mort m’habite désormais. J’ai du sang plein les mains. J’ai du gaz plein les poumons. Et un étrange désir de vengeance. Je voudrais stopper ce massacre sans précédent. Je voudrais me révolter contre le monde entier, leur dire que nous ne sommes pas des machines à tuer, que nous sommes tous des hommes, tous des frères, des compagnons, des amis. Et qu’il est purement insensé de faire combattre des frères ensemble. Toutefois, m’écouteront-ils ? Feront-ils le moindre effort pour pouvoir me comprendre ?

Je n’ai plus de forces. Je pense qu’elles m’ont quittées il y a bien longtemps. Mon âme, elle, s’est dispersée depuis lors. Peut-être était-ce quand mon regard s’est posé sur ce corps qui me semblait familier. En le retournant, j’ai vu qu’il s’agissait de mon plus cher compagnon. On m’a alors forcé à le porter et à le mettre sur un tas d’autres. Entassés, comme des animaux.
Père, mère, je souhaite que le reste de votre vie demeure malgré tout, paisible, dans la mesure du possible. On m’a souvent reproché d’être trop pessimiste. Aujourd’hui, je suis purement et simplement réaliste. Je le sais. Je le sens. Je n’en ai guère pour très longtemps avant que l’on ne me range dans le tas de cadavres, avec tous les autres. Père mère, ne soyez pas trop malheureux, je sub
sisterais éternellement dans vos cœurs.

Affectueusement.
Votre fils Ethan Jasper SPARKS.





E.J.S { Mad Hatter }.























mardi 4 septembre 2012

La solitude...!

La solitude... ce sentiment d'abandon, de rejet, d'ignorance, impliquant le fait de réaliser peu à peu que nulle personne n'a besoin de toi dans le Monde; que nul être sur Terre n'éprouve le moindre besoin d'être à tes côtés.Cette forme de douleur, dévorant le cœur et l'esprit de l'intérieur...!


Ce besoin, cette crainte, cette peur éprouvée à différentes étapes le vie. Crainte de se retrouver seul dans l'avenir, de ne pas trouver cette personne qui te complétera, qui te comblera, que tu chériras. Peur de perdre un proche si cher à tes yeux à cause d'une chose que seule la vie est capable de contrôler, que la vie te retire cette personne tant importante pour toi,  que tu retrouves déboussolé sans lui, sans elle, sans eux. Besoin de sentir que ta moitié est là, dans ton cœur, près de toi. Cette inquiétude de perdre peu à peu avec le temps ceux qui comptaient véritablement pour toi, qui se trouvaient là quelque soit le moment, quelque soit ton état.Qu'importe tout cela, du moment que l'amour dans leur regard ne faiblissait pas...!


Seul, seul malgré tous ces gens souriants autour de toi, toutes ces personnes dont l'aura étincelle, dont le cœur est rempli d'une inconcevable joie, te plongeant dans un isolement éternel. Bien malsaine, l'esprit caché aux yeux des autres, la solitude t'impose son seul dicton, t'infligeant sa sentence. Soit tu tiens, soit tu tombes, tu persistes, ou bien succombes. Pas de second choix, sans pitié, aucune compassion, une fausse sensibilité.





E.J.S { Mad Hatter }.



lundi 13 août 2012

La nostalgie aux deux facettes...!

La nostalgie... un sentiment de remords, de regrets, de rancoeurs ou simplement de souvenirs lié à un certain moment de la vie, de l'enfance, du passé...!


Elle possède deux facettes, deux personnalités, un masque cachant son véritable aspect, sa véritable nature. Une phase est éphémère, temporaire, ne dure que peu de temps selon la personne. L'autre phase reste perpétuelle, définitive, à jamais gravée, pas forcément de la meilleure manière.

Cette première est une véritable joie. Nous apportant du baume au coeur, elle nous réconforte, nous rassure, nous prouve ainsi que cet instant magique, merveilleux, enchanteur a bel et bien subsisté, a demeuré malgré le cour douteux de nos pensées. Vient ensuite l'espoir du renouveau, du recommencement, de l'éternel renaissance. Ce court instant où lorsque notre esprit vagabonde parmi le temps, l'aspiration de vouloir à tous prix ressentir encore une fois cette douce sensation ressentie avec peut-être certaines personnes à qui nous tenons tant. Cette douce sensation de bien-être nous enveloppant nous afflige d'un bonheur sans égal.


Néanmoins, vient ensuite une seconde étape, douloureuse, déchirante, amère, morose. Resurgissant tous souvenirs dans notre esprit perdu, elle nous hante cette nostalgie, nous poursuis, nous tourmente. Nous infligeant sa torture, elle nous provoque l'indépendance, la solitude et l'enfermement sur soi-même. Prenant un malin plaisir à son petit manège, elle nous fait douter, pressentir, redouter, s'égarer. Nul autre être que soi-même n'a la faculté de saisir le piège narquois et ironique de la compréhension, entraînant bien des ennuis à l'égard de certains esprits inexpérimentés. Seul le temps pourra en juger, estimer et considérer la répercussion de ces conséquences, avec la dure et pénible tâche de devoir distinguer la tromperie de l'authenticité. Le jugement passé, quelques séquelles demeureront impérissables, toutefois, une douce sensation sage et sereine succédera à cette défunte folie.


Afin d'affiner quelques dernières touches, il existe un procédé simpliste  pour y songer tout en négligeant cette seconde phase. Il suffit de préserver avec soi un petit objet ayant une certaine valeur sentimentale en rapport avec cette nostalgie insolite, une image photographique, une carte postale, un petit animal en peluche ou quelque autre sorte de substance vous remémorant cet énigmatique bonheur.



Le temps parvint à réduire ce sentiment, pas à le faire disparaître. Jamais la nostalgie ne s'éclipsera, quelque soit le temps, quelque soit la volonté. Sans elle, nous oublierions que ses détails insignifiants nous accable d'une joie inexprimable.




E.J.S { Mad Hatter }.