lundi 16 février 2015

Nuage. ~

Dans l'extase de nos jours et à la résonance du silence, je soufflerais ton nom. Et mon coeur s'implosera dans un écho. Chacun de tes battements recréera le monde, et tes peines seront comme des tremblements de terre et d'esprit.

Les catacombes de mon être s'inquiètent de ce que tu peux en découvrir, un jour peut être, dans un ailleurs tumultueux. Ils s'inquiètent d'orages, de rafales intérieures, de peines. Alors avant tout, avant toi, je te clamerais, à la hauteur du matador, au coucher de la Lune, ces mots criés, arrachés à l'étouffée, émis, murmurés, ressentis, exprimés, vivants dit-on. Et encor et encor, je renaîtrais de tout, du monde, pour toi, comme un fou, un désireux qui désire sa désirable, attendrissant les beaux yeux de l'ange Foudre.

J'irais graver, sur un nuage, à l'encre d'or, ton doux prénom, que j'affectionne. Et qu'il rayonne, de mille mirages, de nuancés multicolores.

Damoiselle des beaux lieux, en cette fervente nuitée, je vous cède mon coeur. Et qu'elle n'ait pas de fin. Comme l'éternité, n'a-t-elle jamais eut de commencement ? Je ne le sais, ma précieuse.

Mon tendre amour, mon bel espoir, seriez-vous sourd de mes déboires ?

Je tourne en rond, encor, mon coeur résonne alors. Et de votre balcon, je suis aphone, dieu du sort..

 E.J.S { Mad Hatter }.


mardi 2 décembre 2014

#17 Sans intérêt.

Y a les murs qui crient ton nom.
Dans le souffle glacial de l'hiver.
Gémissants, ils protestent. Ça m'rend amer.

Y a les murs qui crient ton nom.
Et je ne peux rien y faire.

Ils s'écrasent contre moi, dans un infini sans fond.
Mais non. J'continue, j'erre.
Sans but, sans frères.
J'tourne en rond.

Y a les murs qui crient ton nom.
Qu'ils me foutent sous Terre !

J'y serais mieux, j'trouverais peut-être..
Des compagnons ?
Un père, une mère.
Nan, c'est con.
À quoi cela sert..

Un peu de profond.
Viens, n'faisons qu'un avec l'air.

E.J.S { Mad Hatter }.

vendredi 7 novembre 2014

#16 Sans intérêt.

Vois. Le vois-tu ? La vivacité avenante des mes ailes. 
Un frisson, une feuille les frôlant, elles frémissent. 
La sensibilité profonde de leurs sens n'a d'égal que leur saine profondeur.

Envolage. Battement. 
Fastidieux désir trouves-tu ? 
Un, puis deux. Je te vois. 
Encore, toujours. Mais hautement. 
Sans hautain mais de hauteur. 
Une hauteur infranchissable à l'être non éternel que tu es.

Moi, je plane, je parcours. 
C'est le vent vaniteux qui plane dans mes mèches de cheveux. 
Ç'en est tout un Monde que parcours mon regard. 
Il en embrase un univers infini, que toi n'est en mesure de feindre.

Toi, être finalement fini. 
Alors vois. Le vois-tu ? Je vole. 
Avec l'envie vivace d'une vie déviante.
 Mon être est volage. Toi, seul ton esprit le demeure.

Ne vacie pas. C'est en embrasant la nature qu'elle m'en a offert ses ailes. 
Embrase là. Non pas d'un élément qui ne t'appartient pas. 
Mais de toi. De tout ce que tu possède purement.

Perçois toute la pureté sempiternelle que possède ta possession perceptible. 
Tu verras. Encore mieux que tu ne vois, petit être. 
Aspire à l'aspiration que t'offre cette nature. 
Et un jour, tu voleras.

Délivre lui ton âme.
 Elle t'offrira le Monde.

E.J.S { Mad Hatter }.


vendredi 10 octobre 2014

Analyse humaine. #2

Vous me l'avez enlevée.
Vous et vos convenances à la con. 

Je ne suis plus qu'errant.
Dans ces bâtiments exigüs et vides.
Dont on a vite fait le tour.
Dont le lassement est tellement preste.

Baisse les yeux, tu la vaux pas, et tu la vaudras jamais.
Chaque jour, à chaque fois que ça me reprenait, j'la regardais.
Si tu savais comme ça m'suffisait.
Elle est forte elle, vois-tu ?
Alors tes regards faussements provocateurs, tu t'les gardes.
Et tes mots de travers illusionnaires, ouvre-la même pas. 
T'façon, elle les balayeras d'un geste.
Vous lui êtes tant insignifiants. 
L'est pas comme moi, t'vois ? 
Elle, ne te crains pas. 
Et vous vaux tous, fourbes.

Au début, j'te dis pas.
Son absence, elle se f'sait tellement ressentir.
Chaque minute, d'chaque heure.
D'chaque foutue journée passée entre ces murs.

Mais je suis diablement égoïste, j'la voulais pour moi.
Mais non, elle n'est à personne.
Elle vogue, vole, et s'envole. 
Elle est Libérté. Elle est tout. 

Et j'la regrette éternellement. 

Ils ne t'aiment pas ? 
Mais qu'importe. 
Sont riens, juste le décor.
Je t'aimerais pour deux, trois, cent, mille.

E.J.S { Mad Hatter }.


mercredi 1 octobre 2014

#15 Sans intérêt.

Douce âme meurtrie et trépassée, 

Passez cette eau glacée sur votre beau visage. Que l'air terrestre vienne effleurer votre corps assoupi, et la chaleur brûlante de notre astre vienne vous bercer !

La nature est vôtre. Le cycle humain détestable dont vous êtes prise a marqué son sceau sur cette fine peau. Mais il est bien vain de croire à une funeste éternité charnelle. 

Échappez-vous. Et venez en bras, que le souffle qu'est le mien vienne alors effleurer votre cou tendu. Fermez les yeux. La capacité lacrymale humaine demeurera toujours sous-estimée. Amour, vous pouvez tirer le rideau sur moi, d'un attrait théâtral comme il en est concevable, mais je n'y bougerais point. J'y serais, encore, et par delà notre Dévastée, celle que l'on nomme Mort.

E.J.S { Mad Hatter }.

#14 Sans intérêt.

Cette salle froide, vide dans l'âme, déchirante.
 Le son du silence, pire que tout, à glacer le sang.
Toujours le même malaise, mal être.
Une odeur funèbre.

Tremblements, pas de peur, pas de froid.
D'angoisses subconscientes peut être.
Bien que le sens même de ces mots demeurent flous.
Psychique qui en résulte physique.
Si, je veux grandir, un peu, pas.trop, mais un peu tout de même.
Je ne sais pas, je ne peux l'expliquer.
 Ce truc physique en résulte.
J'suis dans le trouble.
Esprit et corporel.

Mes mots sont encore au fond de la gorge quand la porte se referme.
Je suis incapable de correctement m'expliquer oralement.
On ne m'a pas appris à m'exprimer clairement.
Moi, j'ai toujours transposé dans les mots.

Enfin bon, je ne sais plus.. je ne sais pas ce que je suis censé savoir meme.
Mon reflet est le plus dur à affronter chaque nouveau levé du jour.
 Et avant de soutenir le regard d'autrui, je dois tout d'abord me confronté au mien.
 Un moi que je ne connais pas.

Je suis dans le vide.

Un jour, j'imploserais.

E.J.S { Mad Hatter }.

mercredi 10 septembre 2014

Douce attraction.

Éclatante magnificence, résonnez en un souffle tendre !
Brillez, sombrez, brisez-vous et demeurez.
C'est votre âme que je transcende, crevez à pourfendre.
Une brise puis envolée..
Ne refusez rien des fées.

J'étouffe, je meurs, je respire votre entité entière.
Elle me prend, me marque. Barrière ?
Trop futile, morsures.
Fils marionnettistes, puissiez-vous me guidez à juste allure ?

Fastidieux, trop peu pour un blizzard virant automnale.
Senteur fleurie, extasiez-moi.
Du nuageux, votre regard et ces fils de soie.
Sommeillerez-vous en dernier râle ?

La Lune, la voilà !
De par la Mer, notre belle, voguons à elle de par ses humeurs,
Complémentaires à l'une, lunatiquement lunaires.
Puis atteignons notre prestigieux Ciel,
Ventons ses éclaircies,
Que ses inspirations se consument en notre prochain éclat.

Votre image en résulte parsemée de blancs.
Bien que lumière restante, soufflez encore, plongez en cette douce attraction.
Boum ! Est-il nécessaire en cet absolu de justifier d'un puit sans fond ?

Méprenez-vous encore, trop de soit-disant..



E.J.S { Mad Hatter }.